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Sarcelles : Marie - assyro Chaldéenne née en 1991

Tout le monde connaît les Assyro-chaldéens à Sarcelles, mais aucun d’eux ne connaît leur culture.

lundi 28 juin 2010, par Frederic Praud

Idéalement ce serait « bonjour » quand on rentre dans un magasin, ce ne serait pas les caméras de surveillance. Le week-end, je suis chez moi et je ne bouge pas. Je ne sors jamais. Je reste sur l’ordinateur. J’oublie tout. On se connecte sur MSN. On sort. On parle ave des gens qu’on connaît.

Mary

Je suis née en 1991. Mes parents viennent de Turquie et de Uluder (assyro-chaldéen). Ils sont arrivés en 1984 à Sarcelles. Je n’ai pas osé leur demander leur parcours. Mais si j’osais, je crois qu’ils me donneraient les réponses. Sûrement.

Parler la langue assyro

Je parle assyro chez moi au quotidien, mes parents parlent assyro quotidiennement, un peu le français et parfaitement kurde. L’image que j’ai de la vie là-bas, c’est des petites maisons. Comme il y avait des églises et des prêtres, ils étaient à fond dans leur religion catholique. Le premier arrivé c’est mon oncle ; il a dit à mon père de venir ici parce que c’était beaucoup mieux.

J’écris l’assyro, je l’ai appris au catéchisme. C’est l’arabe. Je l’ai appris à la grande église là-bas, pas à l’association. Je vais à l’Eglise St Thomas. Je ne sais pas en quelle année sont nés mes parents. Ma mère a 45 ans.… Ils sont nés dans les années 60. J’habite à côté du cimetière. Proche de Villiers le Bel. J’ai connu mes grands-parents. Ils sont ici. Ils sont arrivés en même temps que les autres ou après. Ils ne m’ont pas dit s’ils étaient arrivés de manière légale ou illégale. Beaucoup d’Assyro sont arrivés par la frontière italienne. Mon professeur au collège Voltaire m’a dit qu’ils étaient gaulois avant.

Rêve de retour

Le fait de ne pas pouvoir rentrer chez eux actuellement, pour les Assyro, crée un peu un rêve du retour, chez les parents surtout. Ils en parlent parfois. Ils aimeraient retourner là-bas, retrouver les montagnes. Moi j’aimerais bien découvrir comment c’était. Ce qu’ils ont vécu, mais pas la mauvaise chose… les choses bien. Ils m’ont parlé des mauvaises choses, les massacres. Ce pourquoi ils ont fui. Les femmes se faisaient violer, les hommes se faisaient frapper ; ils sont partis. Tout a été détruit. Il n’y a plus de maisons. Il y a une cassette seulement où j’ai pu découvrir tout ce qui a été bâti par eux. Tout ça a été détruit du jour au lendemain ! J’aimerais bien y aller un jour pour découvrir.

Les Assyro-chaldéens

Tout le monde connaît les Assyro-chaldéens à Sarcelles, mais aucun d’eux ne connaît leur culture. Ils ne peuvent pas savoir ce qui est arrivé et pourquoi on est venu ici. J’ai eu beaucoup de fois l’occasion d’en parler à d’autres, surtout quand ils disent : « Ah ouais ! Ah ouais ! Ils n’ont pas de pays ! ! Ils n’ont pas de pays ! », mais je leur dis : « Si vous saviez ce qui est arrivé là-bas, vous ne feriez pas cette tête là, vous n’auriez jamais dit ça ! ».

D’un côté ça me fait mal de ne pas avoir cette terre là, ce pays là. Mes grands–parents, mes parents, même mes frères, ont eu l’occasion de le connaître, et nous les petits, on n’a pas eu l’occasion.

Mes parents

Les premiers arrivés à Sarcelles sont arrivés en 1973. Ils étaient trois, et ces trois là ont amené toute la communauté. Toutes les familles qui habitent Sarcelles et autour, ont été amenées par ces trois personnes.

Mes parents vivaient chez mes grands–parents. Après ils ont découvert un peu, parce qu’ils arrivaient en France. Mon père a ouvert son stand au marché. Il a travaillé longtemps, longtemps, avec mon oncle. Ils étaient associés, au marché de Sarcelles ; puis il a ouvert son propre café à Deuil la Barre. Il y a longtemps, avant d’ouvrir son stand de marché il a dû travailler dans un atelier de confection, dans des conditions très dures. Je suis au courant qu’ils se prêtaient entre eux de l’argent. Ils ne m’ont pas parlé de la dureté des choses. Ils parlent un peu le français, pas beaucoup. Au début ils habitaient du côté de Lochères. Ils ont parlé un peu de la difficulté de vivre à dix ou quinze dans un même appartement, mais je ne l’ai pas vécu moi-même. En fait quand je suis née, je suis rentrée la première à la maison. Ils ont construit leur maison. Ils ont toujours travaillé.

Mon père je ne lui pas pose une seule question, si je pose une question, je vais plutôt voir ma mère et elle me répond, c’est tout. Il n’y a pas trop de relations. Ce n’est pas comme avec ma mère.

L’école primaire

Je suis allée à Marcel Lelong. j’ai connu beaucoup de difficultés scolaires. Mes grands frères pouvaient m’aider aux devoirs, mais ils travaillaient déjà. Le plus grand avait vingt-trois, vingt-quatre ans. Tout le long de l’année scolaire à Marcel Lelong c’était d’une difficulté incroyable ! En dehors, je n’avais pas de cours de soutien. Mes parents ne parlant pas français ne pouvaient pas m’aider. Je n’ai pas triché sur le carnet scolaire. Mais j’ai signé les absences à la place de ma mère… ma grande sœur pouvait m’aider puisqu’elle a arrêté tôt l’école.

J’ai eu des cours de soutien après en sixième ; avant il n’y avait pas de cours de soutien. Ils ne faisaient pas ça à Marcel Lelong. Je ne les connaissais même pas à mon âge. On n’élève pas de manière différente les garçons et les filles chez les Assyro. Chez moi, c’est comme ça.

Souvenirs d’enfance

Je sortais uniquement avec mes amis dans mon petit chemin. Mes amis c’était des voisins et des cousins. J’avais des amis et puis un ami super cool ; c’était la première fois que je rencontrais quelqu’un avec qui je m’entendais et avec qui j’arrivais à m’exprimer. C’était quelque chose de nouveau. Il était africain.

Rapports filles garçons

Si je rencontre quelqu’un qui n’est pas assyro et que j’en tombe amoureuse, sérieusement et honnêtement, ça ne va pas très bien se passer. Dans la famille ça a toujours été comme ça, avec n’importe quel Chaldéen, ça a toujours été comme ça.

Mes parents connaissaient mon ami africain, mais maintenant il n’habite plus ici et je n’ai pas de nouvelles de lui. Cette question de mariage à treize, quatorze ans, ça ne peut pas se poser, parce que c’est l’avenir, et on ne sait pas ce qui va arriver. Une élève bien habillée, belle, va se faire siffler par les gars ! Ça commence à saouler, quoi !

Les parents se méfient de Sarcelles. Les garçons sortent largement plus que les filles. Ce sont les autres garçons à l’école qui les poussent. Ça ne vient pas des parents. Les garçons travaillent autant que les filles, mais j’ai remarqué que les garçons sont dix fois plus agressifs que les filles, parce qu’ils ont des réactions… mais c’est impossible ! Ils disent des mots qu’une personne ne peut pas sortir de sa bouche ! « Tu dois pas être fière, t’es ridicule ! ». Et la fille est contente de dire : « mon mec, il est sorti de garde à vue hier. Je l’aime encore plus, il a volé quelqu’un ! ». Les meufs ont un mauvais côté, elles veulent tout faire pour plaire à quelqu’un. Tu restes toi-même et c’est tout, c’est la meilleure façon de trouver quelqu’un qui te convienne.

Hier j’ai remarqué une fille au théâtre, elle n’arrêtait pas de regarder le même garçon. C’était hallucinant ! Elle sait très bien qu’elle n’a aucune chance avec !

Les sorties, le théâtre

Je ne sors pas du tout le soir. Je sors avec les voisins c’est tout. Ma mère sait que c’est dans la rue, ce n’est pas à dix kilomètres. C’était pendant les vacances d’été, c’était deux fois avec des potes. On était sur des grosses pierres, posés à dire ce qu’on aimait, ce qu’on n’aimait pas.

La pression ça a été la troisième. À certains moments j’avais envie de réussir, à d’autres moments, ça bloquait. Pendant trois mois je déprimais. J’en avais marre de la vie. Je venais au théâtre alors que je n’avais pas envie. Mais j’aime le théâtre, depuis longtemps. Quand j’y vais, j’ai du mal à m’exprimer, je pense à des trucs auxquels je ne devrais pas penser.

Sarcelles

Je ne suis pas sarcelloise, je n’aime pas cette ville, c’est un bout de carton. J’y vis avec de la force. J’y survis.

Idéalement ce serait « bonjour » quand on rentre dans un magasin, ce ne serait pas les caméras de surveillance. Le week-end, je suis chez moi et je ne bouge pas. Je ne sors jamais. Je reste sur l’ordinateur. J’oublie tout. On se connecte sur MSN. On sort. On parle ave des gens qu’on connaît.

Avenir

Je voudrais être infirmière. Je trouve que c’est un métier super bien, stable. On peut s’occuper des gens âgés ou petits. Je sais qu’il faut bosser.

Messages

  • Bonjour je voudrais bien te connaitre toi qui raconte cet article tu m’a l’air interessante, je suis chaldeenne aussi tout comme toi alors repond moi je ne connais pas tres bien notre histoire tu as lair d’en savoir plus que moi voila... J’attends ta reponse avec impatience

  • Je viens de lire attentivement les paroles de Marie. Une chose me frappe, il est clair que la transmission de la culture assyro-chaldéenne ne s’est pas faite pour elle ! Comparer l’araméen ou le syriaque à l’arabe est consternant !
    Il ne s’est pas trouvé un adulte près d’elle pour lui expliquer la parenté avec l’hébreu ?
    Personne semble t-il ne lui a parlé du génocide des chrétiens assyro-chaldéen d’Iran, en même temps que les Arméniens. Personne ne s’est soucié d’après ce que je lis, de lui apprendre la véritable histoire des assyro-chaldéens d’Iran, d’Irak, de Turquie. C’est triste à pleurer de découvrir que cette jeune fille ne reçoit pas l’héritage à la fois spirituel et culturel de ses origines. Pourtant il existe à Sarcelles une église avec des activités pour cette jeunesse ! Et une communauté dynamique, jeune, qui souhaite ne pas oublier ses racines !
    Il est à souhaiter qu’elle soit à la fois consciente d’être une vraie citoyenne française, mais aussi une fille du peuple assyro-chaldéen ! C’est important car tout passe par les femmes !

    • Je viens de lire aussi votre repense à cette article, je dois vous dire je suis aussi choqué que vous car à Sarcelles nous avons des associations et une Eglise qui travaillent sans cesse pour les jeunes dans le but de préserver notre patrimoine culturel et nos coutumes.Mais j’ai le sentiment que les journalistes qui n’aiment pas notre communauté vont publier un article d’une fille, comme vous dites perdu qui a appris la langue mais qui n’as pas appris que nous parlons l’araméen et pas l’arabe.Vous savez à Sarcelles nous avons des écrivains, des philosophes, des professeurs, des prêtres qui peuvent donner des réponses sur notre histoire passé et l’avenir mais une fois de plus les journalistes nous ont montré leur amour en vers notre communauté.

  • Je suis tombé amoureuse d’un chaldéen alors que je ne suis pas chaldéene.
    De vrai-je continué a le voir ? Aurai t-il une possibilité qu’au futur de me marié avec lui ?

  • j’avé envie d’aborder un sujet ; mariage mixte chez les chaldéen !
    C’est assé rare de voir des mariage mixte chez les chaldéen et quand il y en a c’est plutôt un garçon chaldéen avec une fille étrangère mais jamais une fille chaldéenne avec un étrangé. Beaucoup de filles chaldéenne se cache devan leurs parents et autre gens de leurs communauté quand elle fréquente un garçon d’origine étrangé, même quand ils se fréquente depuis long temps et qu’ils s’aiment.
    Je voulais savoir pk vous toléré plus les garçon qui se mari ac une non chaldéenne que les filles ?

    Merci d’avance

    • Pas d’acceptation plus facile pour les garçons.
      Et en effet le lien familiale est très fort. Je suis amoureuse d’un araméen, il m’aime mais ne veut pas décevoir sa famille... Pas d’histoire possible, il y a 2 ans que l’on souffre et essaie de s’éloigner mais en vain, le lien est trop fort.
      Mais pas assez pour combattre la famille. Quel dilemme...
      De plus je suis pour eux l’anti-Christ, séparée, un enfant, un peu plus âgée, j’ai tout pour déplaire à cette famille. S’ils savaient qui je suis au fond et ne s’arrêtait pas à l’image p-e y réfléchiraient-ils ?

    • Je suis chaldéenne et j’aimerais tenter d’apporter un élément de réponse à votre question. Je dirais d’après mon expérience personnelle (ma famille, mon entourage proche, cousins etc) qu’il est vrai que chez certaines familles (car tous propos sont à modérer, ça ne se passe pas exactement de la même façon dans toutes les familles chaldéennes de Sarcelles ou des environs), les garçons sont plus autorisés que les filles à faire certaines choses.
      Cela est vrai chez moi à propos des petit(e)s-ami(e)s éventuel(le)s, des voyages, des sorties le soir... Chez moi, si un de mes frères décide de voyager, la question ne se pose pas, il est autorisé à le faire, alors que pour mes sœurs et moi-même, il faudra argumenter afin d’avoir l’autorisation. De même, les garçons ne preciseront pas où ils sortent le soir ou avec qui, alors que la question sera systématiquement posée aux filles. Bref, je pense que vous avez saisi.
      Je pense que la raison principale de ces distinctions faites entre filles et garçons est tout simplement culturelle. La culture chaldéenne est une culture orientale très ancienne, et on peut effectivement observer des choses très similaires chez la plupart des peuples orientaux (du Moyen-Orient). Les premiers chaldéens venus à Sarcelles et en provenance de la Turquie sont arrivés en France il y a environ un trentaine d’années, donc, bien qu’ils se soient plus ou moins bien intégrés à la culture française selon les cas, leur culture -notre culture- est toujours bien ancrée dans nos esprits et nos cœurs, et j’ajouterai qu’on ne peut pas changer aussi radicalement les mœurs, coutumes ou habitudes de toute une vie, qui plus est aussi rapidement.
      Donc, j’en viens à ma réponse (enfin !) [Veuillez pardonner mes incessants bavardages mais il est vrai que j’ai toujours été très piplette !]. D’après ce que m’ont expliqué mes parents de nos traditions et mes recherches personnelles sur notre culture, les chaldéens (et peuples orientaux en général) effectuent ces distinction dans un simple but : celui de protéger les femmes, filles, sœurs... Les femmes en Orient (comme dans tous les peuples à l’origine des Temps) sont souvent considérées comme "faibles" et devant être protégées par les hommes de la famille. Ainsi, une fille ne peut pas voyager seule, sortir le soir, mais il n’y a pas de problème pour les garçons : on a peur de ce qui pourrait arriver aux filles, alors que les garçons sont censés pouvoir se protéger seuls. Je pense que c’est la raison principale de ces inégalités.
      Vous me répondrez que c’est absurde, que la question de "sortir/se marier avec un étranger" n’est pas un danger, mais pour nous, le danger d’un mariage mixte peut être la perte de notre culture (par la non transmission ou transmission trop partielle aux enfants), la différence culturelle, mais aussi religieuse (car les chaldéens sont en grande majorité catholiques), trop forte pouvant entraîner des situations compliquées (par exemple, on peut constater que la pratique du divorce est très ancrée et même banalisée dans la culture française, à l’inverse des catholiques qui ne la reconnaissent pas).
      Vous me répondrez encore : "Alors pourquoi autorise-t-on les garçons à se marier avec une étrangère et pas l’inverse ?". Eh bien je pense que votre affirmation est fausse, et que cela dépend tout simplement des familles. Certaines familles se sont plus calquées sur le modèle français (et donc acceptent ou tolèrent, selon le point de vue, les mariages mixtes) tandis que d’autres sont plus attachés à leur culture de base.
      En outre, j’aimerais ajouter que souvent en Orient, les femmes et les hommes ont des statuts clairement définis, et les hommes ont toujours eu plus de pouvoir et de liberté que les femmes. Même si lors de l’émigration dans des pays occidentaux ou lorsque le pays se développe et se mondialise, ces distinctions se font plus faibles, il est vrai que les garçons ont toujours un statut légèrement "privilégié" par rapport aux filles, et qu’on leur laisse toujours plus d’avantages qu’à elles (comme par exemple la dispense de tâches ménagères). Mais je ne pense vraiment pas qu’aujourd’hui en France, les garçons chaldéens sont autorisés à se marier avec des étrangères et que les filles ne le peuvent pas, mais plutôt que certaines familles l’acceptent (pour tous leurs enfants), et que d’autres le refusent (pour tous leurs enfants également), même s’il faut admettre que les "écarts de conduite" des fils sont souvent largement plus tolérés que ceux des filles dans la plupart des cultures orientales.

      Voilà, même si j’ai un an de retard dans ma réponse, j’espère que ça pourra quand même éclairer d’autres personnes de passage sur cette page :) (et pas trop les ennuyer !). J’ai bien conscience que ma réponse est personnelle et n’engage que moi ; c’est un débat sans fin, et si d’autres personnes veulent apporter d’autres éléments... feel free ;)

      PS : Je n’ai pas posté autant de détails personnels sur mon peuple, ma famille et sur moi-même pour que nous soyons jugés ou critiqués (comme j’ai pu le voir sur d’autres sites/forums/blogs), mais pour que tout un chacun puisse avoir une idée de notre culture, si différente pour certains, et ainsi apporter ma petite et humble pierre à l’édifice de la rencontre et compréhension mutuelle entre les diverses cultures, ethnies et peuples. De même que nous respectons tout être humain, ses coutumes et traditions (aussi différentes soient-elles des nôtres), nous aimerions recevoir de ceux-ci le même respect.
      Par ailleurs, j’aimerais aussi insister sur le fait que chaque famille est différente. Nous partageons, certes, la même culture, mais chaque famille chaldéenne a ses propres habitudes et points de vue sur ces sujets, et je ne me suis, encore une fois, exprimée qu’à titre personnel.

      Bonne soirée à tous et merci au site de permettre un peu plus la découverte de notre peuple à ceux qui ne le connaissent pas, ou que peu !

    • js marocaine et frequente bocou les chaldeens et comme dit chris et je partage entierement son avis la culture orientale est tres soude et tres protectrice o nivo des femmes jeunes filles on pe pa s egaliser a lhomme c comme ca notre culture maghrebine est la meme orientale meme si certaines le font en cachette nous avons des valeur familiales ainsi que l honneur de nos parents a respecter et cela est loin de faire de nous des malheureuses en france ceci est trop banal mais posez vous la question vos filles bien sur je ne generalise pas chaque famille a sa propre education mais la plupart des filles encor chez leur parents c la liberte totale apres on se plaint kan sa termine mal nous on prefer pa prendre de risque juska ce que la jeune fill devienne madame ne demander pas pourquoi c comme ca et ds pour les fautes d’orthograf !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • J’aimerais réagir au tout début de la description de Marie :

    « Mes parents viennent de Turquie et de Uluder (assyro-chaldéen). Ils sont arrivés en 1984 à Sarcelles. Je n’ai pas osé leur demander leur parcours. Mais si j’osais, je crois qu’ils me donneraient les réponses. Sûrement. »

    Je voudrais m’adresser à tous les chaldéens, et particulièrement les plus jeunes, mais aussi à tous les enfants d’immigrés : Intéressez-vous à la culture de vos parents, qui vous la transmettent et qui est donc la vôtre !

    La culture chaldéenne est très riche et il ne faut pas hésiter à poser des questions aux parents sur ce qu’ils ont vécu dans leur pays d’origine, sur les raisons les ayant poussé à fuir. Ainsi, nous pourrons nous-même ressentir plus profondément notre ancrage à cet héritage qu’ils nous transmettent, héritage qui se perdrait si nous, les plus jeunes, ne le faisons pas perdurer.

    N’oubliez surtout pas d’où vous venez, c’est la base de votre éducation et vous touverez sûrement beaucoup de réponses au présent dans votre passé.

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