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COMORES - mon père est français mais je suis arrivé en 2004

Mr Djamel Moumini

mardi 13 avril 2010, par Frederic Praud

texte Frederic Praud


Enfance aux Comores

Je suis né en 1981, aux îles Comores. Mon père est français. Il est venu ici en 1975 et il a travaillé à la ville de Paris. Aujourd’hui, il est retraité. Il est rentré aux Comores. Moi, je suis arrivé en décembre 2004 et je vis actuellement avec mon grand frère mais je ne sais pas encore bien parler la langue française car aux Comores, si l’école est obligatoire pour apprendre à lire et à écrire le français, on ne nous oblige pas à le parler. C’est la raison pour laquelle, j’ai encore du mal à m’exprimer oralement.

L’archipel des Comores comporte quatre îles : Mayotte, la française, Mohéli, la plus petite, Anjouan, et enfin la Grande Comore, la plus grande. Moi, je suis né en Grande Comore, dans une ville d’environ sept cents habitants, près de la capitale Moroni. Je suis entré à l’école en 87 et je l’ai quittée en 98, date à laquelle je suis parti à Moroni pour apprendre la menuiserie. Aux Comores, on commence directement par la pratique alors qu’en France, il faut d’abord étudier la théorie. C’est donc pour l’étudier que je suis venu ici ou pour travailler.

Avant de partir, je n’avais pas spécialement envie de quitter les Comores pour la France. En fait, c’est mon grand frère qui m’a demandé de le rejoindre. Il m’a d’ailleurs accompagné jusqu’ici. Je suis venu dans l’intention de rester. Mais, j’ai la possibilité de voir mon père de temps en temps car il revient régulièrement en France, pour un ou deux mois, pour les vacances, avant de repartir.

Arrivée en France et installation à Sarcelles

Je n’ai pas été surpris en arrivant ici parce qu’aux Comores, je voyais souvent la France et Paris à la télévision ou dans les revues, les journaux. Je savais donc qu’ici, c’était très différent de chez moi.

Je suis venu directement à Sarcelles, où habitait mon frère. Là, j’ai quand même été étonné par les grands bâtiments parce qu’il n’y en a pas dans mon pays. Je trouve que c’est bien à Sarcelles… Je ne vois personne faire des bêtises. Les jeunes sont toujours calmes, surtout dans mon quartier, aux Rosiers, contrairement à ce que peuvent raconter certains. Il y a peut-être eu des problèmes mais en tous cas, c’était avant que j’arrive ici.

Je n’ai pas encore trouvé de travail car mes papiers sont en cours et je ne peux rien faire tant que je ne les ai pas.


Voir en ligne : La Bande Dessinée : Les Migrants

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