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La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme ( FIDH )

Wednesday 11 July 2012, by Clare Mearns

Les droits de l’Homme sont le fondement d’une société garantissant l’égalité, la liberté et la dignité de chaque être humain. La FIDH, par sa légitimité, son expérience, ses méthodes et sa crédibilité, a un rôle unique à jouer pour contribuer à leur réalisation.

Notamment, la FIDH a récemment publier un cahier spécial sur le trafic des êtres humains et la prostitution.

Le travail de la FIDH sur le trafic des êtres humains et la prostitution :

Des chiffres particulièrement alarmants amènent la FIDH à publier un cahier spécial sur la question du trafic des êtres humains et de la prostitution. Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), environ 4 millions de personnes sont victimes de la traite dans le monde entier, dont 500 000 pénètrent en Europe occidentale.

L’industrie du sexe et la prostitution sont étroitement associées à la traite mais la prostitution existe également en dehors de celle-ci.

En 1995, lors de la Conférence mondiale sur les femmes, le concept de « prostitution forcée » a été reconnu, contribuant ainsi à un abandon de la lutte contre le proxénétisme. Aujourd’hui, les chiffres sont là démontrant que le corps des femmes, des hommes et des enfants est intégré comme partie prenante du marché mondial.

Réaffirmer les principes fondamentaux qui nous lient ne suffit pas. Pour réagir efficacement, mieux vaut connaître les données et les enjeux de ce vaste
débat.

C’est l’objet de ce cahier.

Première question : la définition du trafic des êtres humains.

Celle-ci est au centre des négociations relatives au Protocole additionnel à la
Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée
qui s’achèveront les 6-7-8 juin prochain à Vienne.

Deuxième question : la prostitution et ses nouvelles formes.

Les thèses en présence sont exposées dans ce cahier. Faut-il dépasser ce clivage ?

Comment prévenir et lutter contre le développement d’un système qui porte atteinte à la dignité humaine, poursuivre les coupables, protéger et venir en aide
aux victimes ? La FIDH se doit d’apporter sa contribution en toute connaissance de cause.

Odile Sidem-Poulain

Secrétaire générale de la FIDH
Le droit international contemporain appréhende la question du trafic des femmes et celle de la prostitution sous l’angle de la lutte contre la violence faite aux femmes.

Ainsi, le Programme d’action de la Conférence de Vienne soulignait combien il est important « de s’employer à éliminer la violence dont les femmes sont victimes dans la vie publique et privée, toutes les formes d’exploitation, de harcèlement et de traite ». De même, l’élimination de la traite des femmes et l’aide aux femmes victimes de violences liées à la prostitution et à la traite ont été un des objectifs prioritaires que la communauté internationale s’est donnée lors de la Conférence sur les femmes de Pékin en 1995.

Alors que se tiendra, du 5 au 9 juin prochain, une session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies chargée d’évaluer la mise en oeuvre du Programme d’action de Pékin, la question de la traite des femmes et de la prostitution est plus que jamais d’actualité.

Si le phénomène du trafic a toujours existé, sa forme et sa dimension ont évolué. On est ainsi passé de la traite des blanches au trafic du Sud vers le Nord, puis à la traite des femmes pauvres vers les hommes riches, quelle que soit leur localisation.

Pour bien appréhender ce phénomène, il est indispensable de l’examiner dans le contexte plus général des migrations. En outre, trafic des femmes et prostitution ont historiquement été appréhendés de manière conjointe. Cependant, l’évolution
du phénomène du trafic appelle à repenser la relation entre ces deux problèmes. Il faut impérativement distinguer trafic et proxénétisme. En effet, même si ces deux phénomènes sont indéniablement liés en ce que la traite aux fins d’exploitation sexuelle est certainement de nos jours la
plus répandue, on remarque un développement de la traite aux fins de travail domestique ou de mariage forcé. Par ailleurs, la prostitution existe
indépendamment du problème de la traite.

La FIDH est donc de l’avis qu’il est nécessaire d’appréhender le problème du trafic de manière distincte même si le trafic aux fins de prostitution soulève des problèmes particuliers.

Contact :

Pour contacter la FIDH cliquez ici

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