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Racisme et enquêtes policières aux USA

"Amerikkka", le Klu Klux Klan dans ses arcanes

Hors Collection et Emmanuel Proust

jeudi 18 mars 2010, par PHF rédacteur

Cette fiche fait partie du répertoire de la bande dessinée migrante créé par Paroles d’Hommes et de Femmes. Ce répertoire est destiné aux enseignants, éducateurs, associations, collectivités qui souhaitent utiliser la BD ayant pour thèmes la migration, l’altérité, l’intégration, comme une source de lien social et d’action éducative


AmeriKKKa

Auteur : Roger Martin

Illustrateur : Otéro Nicolas

éditeur : Hors Collection (2 premiers tomes) et Emmanuel Proust (4 derniers tomes)

6 tomes

Thématiques : Intolérance, racisme, discrimination, Apartheid, Etats Unis, Société secrète, terrorisme.

L’histoire :

Dans les Arcanes du Ku Klux Klan. En prise directe avec l’actualité et la grande Histoire, cette série à rebondissements vous fera découvrir à chaque nouvel épisode une région différente des Etats-Unis ainsi qu’une affaire impliquant les terroristes du Ku Klux Klan, l’organisation secrète ségrégationniste américaine. Pour lutter contre cette véritable pieuvre, deux agents spéciaux : Angela Freeman, la jeune métisse discrète, et Steve Ryan, un dur-à-cuire presque angélique.
Angela et Steve ont déjà un lourd passif avec le Klan. Steve Ryan a perdu son père à quatre ans. Syndicaliste, conseiller de Martin Luther King et membre fondateur de l’Anti Klan Network, il a été enlevé le jour de la création de l’organisation et n’a jamais été retrouvé. L’oncle et parrain d’Angela, William Freeman, autre membre fondateur, a péri dans l’incendie criminel d’une église baptiste à Birmingham. Leur mission : partout où l’on signale des activités criminelles imputables au Klan et à l’ultra droite, ils viennent apporter leur expérience, engrangent les preuves pour permettre à l’AKN de porter de nouveaux coups à l’hydre sans cesse renaissante.
Leur première aventure les mène à la frontière mexicaine, où des femmes mexicaines disparaissent. On parle alors de collusion entre les policiers et les groupes néo-nazis...
L’enquête se révèlera périlleuse. Entre les militants maladroits et trop voyants de l’Anti-Klan et une police locale passive voire complice, Angela et Steve arriveront-ils à prouver la culpabilité de l’organisation secrète du Klan ? Surtout sont-ils de taille à lutter contre leurs tueurs et leurs milices puissamment armées ?
Le romancier Roger Martin - considéré mondialement comme l’un des plus grands spécialistes de l’Organisation - s’est associé au jeune dessinateur lyonnais Nicolas Otéro pour réaliser cette série captivante.
Roger Martin, romancier, est l’auteur de plusieurs enquêtes de référence sur les skinheads et le Ku Klux Klan.


Avis de Lionel

Par le biais du polar, cette BD nous entraine dans les méandres d’une organisation secrète tristement célèbre, le Ku Klux Klan. Nous nous trouvons ainsi plongés dans une intrigue passionnante d’où filtre quelques lueurs de réalité. Tout l’intéret de la série est là, une fiction qui donne envie de dire : « et si c’était vrai ? » ; nous faisant ainsi prendre conscience du ségrégationnisme persistant aux États Unis.


Tome 1 : Les Canyons de la Mort, 2002

Tome 2 : Les Bayous de la Haine, 2002

Tome 3 : Les Neiges de l’Idaho, 2003

Tome 4 : Les aigles de Chicago, 2004

Tome 5 : Les Commandos de Philadelphie, 2005

Tome 6 : Atlanta, Cité impériale, 2007

Souce : bedetheque.com


Tome 1

Planches : 49

Parution : 01/2002

Résumé : Quand la Justice est impuissante, quand la police est complaisante, les associations de lutte contre le Ku Klux Klan font appel à deux agents très spéciaux : Angel Freeman et Steve Ryan. Leur première aventure les mène à la frontière texane, où des immigrées mexicaines ont disparu... Basée sur les dossiers du grand spécialiste mondial du Klan, une enquête réaliste et haletante

Angela Freeman et Steve McAllister sont des agents qui sont recrutés pour lutter contre le Ku Klux Klan. Leur enquête les mène à la frontière du Mexique où ont été retrouvés des cadavres de femmes cherchant à gagner les États-Unis pour un salaire de misère. Mais à El Paso, ils vont rapidement se heurter à une faction du KKK qui, sous des apparences inoffensives, fait sa loi à coup de morsures de serpents à sonnette.
Même s’il s’agit de fiction, les auteurs ont choisi de s’engager pour dénoncer un danger réel ! On peut d’ailleurs lire du même auteur, sous le pseudonyme de Kenneth Ryan, d’autres écrits sur le sujet, comme Guerre au Klan, chez Fleuve noir.
Christelle Divry

Source http://www.guidelecture.com/critiquet.asp?titre=AmeriKKKa,%20tome%201%20-%20Les%20canyons%20de%20la%20mort


Tome 2

Planches : 47

Parution : 12/2002

Résumé : Quand la Justice est impuissante, quand la police est complaisante, les associations de lutte contre le Ku Klux Klan font appel à deux agents très spéciaux : Angela Freeman et Steve Ryan. A peine échappés aux Canyons de la mort de la frontière mexicaine, les voilà en Floride. Pas celle de Miami ou de Daytona Beach ni celle du Sea, Sex and Sun. Là où ils se rendent s’étendent marigots et bayous peuplés d’alligators. Mais les inconnus qui ont assassiné Jack Lancaster pour l’empêcher de témoigner sont infiniment plus dangereux...

Un deuxième épisode décevant pour la suite des aventures de nos deux enquêteurs Angela Freeman et Steve Ryan. En effet, ces deux personnages sont relégués au second plan au profit de l’unique commandant noir de la police locale. Des meurtres, des incendies semblent se concentrer dans une région du bayou, connue pour ses trafiquants d’alligators. Mais ces animaux ne sont pas les seuls êtres néfastes à fréquenter les lieux. Action, règlement de comptes, trahison sont toujours au centre du scénario mais j’aurais préféré plus d’engagement politique et pas seulement la photo de Martin Luther King pour rappeler les enjeux politiques de ces guérillas racistes !
Christelle Divry

Source : http://www.guidelecture.com/critiquet.asp?titre=AmeriKKKa,%20tome%202%20-%20Les%20bayous%20de%20la%20haine


Tome 3

Planches : 47

Parution : 11/2003

Résumé : Quand la justice est impuissante, quand la police est complaisante, les associations de lutte contre le Ku Klux Klan font appel à deux agents très spéciaux : Angela Freeman et Steve Ryan... Steve a infiltré un camp militaire survivaliste . Le Klan va le mettre à l’épreuve. Angela le sauvera-t-elle de ce véritable traquenard ?

Le dessin semi-réaliste de Nicolas Otéro apporte humour et distanciation, tandis que l’écrivain Roger Martin nous fait vivre de l’intérieur l’organisation paramilitaire du Klan.

L’histoire : Après la frontière mexicaine d’El Paso et les bayous de Floride, Steve Ryan et Angel Freeman poursuivent leur lutte contre le Ku-Klux-Klan au nord-est des States. Fils du fondateur de l’AKN (Anti-Klan-Network), Steve a pris la dangereuse décision d’infiltrer un camp militaire survivaliste particulièrement terrifiant. Croix gammée tatouée dans le cou, ouvrages néonazis dans le paquetage, il prend l’identité d’un activiste de l’extrême droite américaine confidentiellement décédé en prison, et fait croire qu’il s’est évadé. Tandis qu’Angela reste à proximité, sous couvert d’un emploi chez Mac-Do, Steve est accepté dans l’enceinte du « Wolfstadt ». Après avoir goûté à la vie drastique du camp, il passe avec succès toute une série d’épreuves qui lui permettent d’entrer dans le cercle de confiance des dirigeants…

Tout le monde connaît le Ku-Klux-Klan, cette organisation secrète américaine xénophobe qui prône la suprématie de la race blanche. Le Klan a connu son apogée au début du XXe siècle, suite à sa création par une poignée de nostalgiques de l’esclavagisme. Bien entendu, tout le monde pense que depuis cette période hideuse, le mouvement a été dissout et qu’il ne reste qu’un effectif réduit d’encagoulés, assez pauvres intellectuellement, dans quelques unes des zones les plus rurales du territoire américain. Roger Martin, spécialiste français du Ku-Klux-Klan (il n’y a qu’à voir la liste des ouvrages référencés en fin d’album pour s’en convaincre) poursuit l’adaptation en BD de son livre d’investigation (Amerikkka) et nous fait peur ! Cette fois-ci, il nous fait vivre la lutte de l’intérieur de l’organisation paramilitaire. Isolés, les protagonistes y gagnent en humanité. Comme pour se détacher de l’horreur, les relations entre Steve et Angela se font plus intimes. De son côté, le dessin de Nicolas Otéro est de plus en plus maîtrisé. Son coup de crayon semi-réaliste, à l’exception des oreilles décollées des personnages, applique une certaine distance sur le propos sans le dénaturer. Après deux premiers tomes chez Hors collection, le 3e volet de cette fiction aux frontières de la réalité paraît chez Emmanuel Proust Editions. Une excellente série trop peu connue, à découvrir de toute urgence.

Source : http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Amerikkka-601.html


Tome 4

Planches : 47

Parution :

Résumé : Angela Freeman et Steve Ryan continuent à lutter contre le Ku Klux Klan et ses nombreuses ramifications, en traversant les Etats-Unis. Après les bayous du sud profond ou les camps d’entraînement de l’Idaho, leur route croisera celle de groupuscules extrémistes dans la ville sur laquelle régna le célèbre Al Capone. Chicago est le théâtre de violences concernant des minorités. Les pouvoirs publics se font discrets et la police fait preuve de complaisance : les commanditaires de ces sévices agissent dans l’ombre, mais plus pour longtemps, nos deux agents très spéciaux sont arrivés en ville.

La lecture de ce quatrième tome de la série Amerikkka laisse une impression étrange. Au premier abord, cet album paraît moins intéressant que les précédents, et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, une certaine lassitude s’installe à suivre constamment les mêmes personnages principaux. La série s’oriente vers une bande dessinée ancrée dans la dure réalité et ces personnages principaux tendent à donner une touche de fiction pour traiter d’un sujet bien réel, l’extrémisme. Le fait d’introduire des personnages nouveau aurait peut-être rendu la série plus attrayante. Un recentrage sur le fond et non sur les personnes en ferait une grande fresque réaliste. Dans le même temps, la relation entre Angela et Steve évolue vers plus de sentiments, donnant ainsi plus de profondeur à leur personnalité.

Ensuite, le propos de ce récit semble être trop complexe, les objectifs des groupuscules sont multiples, ils s’attaquent aussi bien aux Noirs, qu’aux homosexuels ou encore aux cliniques pratiquant l’avortement. Cette dispersion tend à diluer un peu trop l’histoire et il est parfois difficile de s’y retrouver, tant les acteurs sont nombreux. Mais grâce à sa parfaite connaissance du Ku Klux Klan, Roger Martin a très bien su en exposer les composantes et la complexité qui en découle. Cette nouvelle aventure est plus dense que les précédentes et donc peut-être plus déroutante. Le rythme y est, cependant, toujours aussi bien maîtrisé et le découpage très efficace. Le tout est illustré par le trait réaliste d’Otéro. Les décors sont le signe d’une recherche très dense et bien exploitée. Il continue également à nous régaler avec ce trait un peu brut, mais si caractéristique, dans sa manière de dessiner les personnages. Ici, chacun a une « gueule » et non un visage trop lisse ou trop épuré.

Ce nouvel album d’Amerikka est résolument différent des précédents, très bien dessiné, très bien documenté, mais parfois un peu trop complexe, sans doute en raison d’une profusion d’informations. Il reste néanmoins très agréable à lire et toujours aussi intéressant dans la découverte de l’importance et de l’impact du Ku Klux Klan aux Etats-Unis.
D. Ollivier

Source : http://www.bdgest.com/chronique-530-BD-Amerikkka-Les-aigles-de-Chicago.html


Tome 5

Planches : 46

Parution : 12/2005

Résumé : A Philadelphie, les associations de défenses des animaux ne sont pas aussi pacifistes que d’ordinaire, des scientifiques et des médecins font l’objet d’agressions particulièrement violentes. Angéla et Steve sont envoyés sur place par l’association de lutte contre le Klan. Au cours de leur enquête, ils vont rapidement découvrir que derrière ces associations se dissimule une organisation criminelle.

Nouvelle ville, nouvelle aventure et nouveaux problèmes pour nos deux ardents combattants du Klan. Roger Martin, spécialiste français de l’extrême droite aux Etats-Unis et des groupuscules néo-nazis nous entraîne une nouvelle fois sur les traces de ce groupe au lourd passé et dont les nouveaux membres perpétuent un bien triste héritage. Il s’attaque à un sujet différent et moins évident à appréhender : la défense des animaux et les ramifications surprenantes qui lient ces associations. Il est pourtant difficile d’imaginer des objectifs communs entre ces groupes, mais pourtant ils existent. C’est l’existence de ces liens surprenants qui justifie la présence d’Angela et de Steve sur le terrain.

Les Commandos de Philadelphie ne bénéficie pas de la clarté des autres albums, l’ennemi n’est pas bien identifié et le flou plane tout au long du récit, nos deux héros ont d’ailleurs un peu de mal à s’y retrouver. C’est certainement ce mélange de genres qui rend ce cinquième tome de cette série très engagée moins palpitant. Il n’est pas mauvais, bien au contraire car il bénéficie des mêmes qualités de documentation que les précédents et une même narration fluide et rythmée. Cette plongée dans l’univers des défenseurs des animaux est quand même digne d’intérêt car très inquiétante. Nous sommes bien loin des luttes gentillettes visible en France, ici il s’agit de conflits armés avec des méthodes utilisées par le terrorisme. Le dessin de Nicolas Otéro n’est plus à présenter, son style semi-réaliste fait mouche à chaque case et il devient difficile d’imaginer un autre trait pour illustrer ces aventures.

Les Commandos de Philadelphie confirme le talent de ses auteurs, une bande dessinée où fiction et militantisme se mêle habilement. Ce cinquième tome reste cependant un peu en dessous des précédents au niveau de l’intrigue. En contrepartie, cet album explore de manière plus significative la relation entre les deux personnages avec quelques touches d’humour, leur donnant enfin plus de consistance.
D. Ollivier

Source : http://www.bdgest.com/chronique-1289-BD-Amerikkka-Les-commandos-de-Philadelphie.html


Tome 6

Planches : 46

Parution : 10/2007

Résumé : Quand la Justice est impuissante, quand la police est complaisante, les associations de lutte contre le Ku Klux Klan font appel à deux agents très spéciaux : Angela Freeman et Steve Ryan. A Atlanta, tout en traquant les meurtriers de Michael Alister, Steve et Angela devront plonger dans le passé terrifiant du Klan, celui de l’après-guerre, quand l’organisation était toute puissante. La vérité, pour nos héros, sera violente. Cette fois encore, ils n’en sortiront pas indemnes...

L’écrivain Roger Martin est LE spécialiste français du Klan, chacune de ses histoires repose sur des faits réels. Le dessin semi-réaliste de Nicolas Otéro (Bonecreek) et les couleurs de Wilmaury (Baraka) apportent la distanciation nécessaire à cet univers documenté.

L’histoire : Nous sommes à New York, le 14 février de l’année 2000, en la salle de conférence du Town Hall. Un vétéran de la lutte pour les droits civiques est à honneur : Michaël Auster. En 1926, le garçon avait 10 ans et pêchait le gros dans le bayou du coin, en Floride.

Il pêche avec ses amis Hatty Doyle et Archie Long quand un orage leur tombe dessus. Ils courent alors s’abriter dans la grange de l’oncle Howard chez qui vivait Mike depuis la mort de son père. Sous la paille, les trois garnements trouvent un « déguisement » composé d’une grande aube blanche et d’une capuche en pointe ne laissant percevoir que les yeux. L’oncle Howard les surprend et leur explique qu’un jour viendra leur tour de servir le Klan. Que voulait-il dire exactement ? Il faut attendre un pique-nique réunissant tout le voisinage pour que Michaël comprenne. Un bain après et quelques litres (alcoolisés) écoulés et quatre encapuchonnés débarquent la torche à la main, tirant contraint un nègre terrorisé. On le pend puis on brûle son corps. La scène fait naturellement forte impression chez le jeune garçon. A 10 ans, il a été témoin de l’assassinat du père de la petite Louisa, un métayer noir qui avait réussi à se mettre à son compte…

Un crochet par Philadelphie, la cité des Pères, ce 6e tome d’Amerikkka nous entraîne cette fois à Atlanta, au cœur de l’Empire. Retour aux sources, donc, avec une enquête de notre duo métissé, Steve et Angela, sur les années où le Klan ne semblait craindre personne. Autour du personnage de Michaël Alister, héros (réprouvé par les siens) de la lutte pour les droits civiques, Roger Martin bâtit un scénario dense et bien rythmé, alternant flashbacks et contemporanéité. Le découpage se fait encore plus serré et, par là même, le trait vigoureux de Nicolas Otéro gagne en percussion. Point de génie mais une efficacité assurée sans faille au fil des pages. Jamais le lecteur ne se perd ou perd intérêt au récit développé. Du suspens, du charme, de l’Histoire et quelques autres astuces : cette Cité impériale convainc pleinement et conforte une série à succès. « Remarquable épisode » ? « Le meilleur à ce jour paru » ? Chacun se fera son avis. Cependant, quitte à se répéter, grand bien serait que tous, les fans pour sûr, comme les non-initiés, y jettent un coup d’œil. Le propos est certes engagé, un brin manichéen, mais sur ces questions on ne saurait transiger ! On ne sait combien d’albums nous réserve encore l’Amérique encapuchonnée ; de cette qualité, on aurait tort de se priver. Concluons par un clin d’œil à Wilmaury qui, préposé aux couleurs, rend une copie au diapason, sombre et violent, d’un ensemble relevé.

Source : http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Amerikkka-4742.html


Voir en ligne : La Bande Dessinée : Les Migrants

Portfolio

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