ECRIVAIN PUBLIC BIOGRAPHE - PAROLES D’HOMMES ET DE FEMMES

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Témoin Algérien

Berdjeb Boualem

mercredi 16 mars 2011, par Frederic Praud

BERDJEB BOUALEM, Algérie
Témoin venu au lycée le 9 novembre 2010

1) Questions au témoin

-  Est-ce facile aujourd’hui de parler de cela ?
-  Pourquoi n’avoir jamais parlé de votre vie et de la mort de vos frères à vos enfants ?
-  Préférez-vous la vie en France ou en Algérie ?
-  De quelle nationalité étaient vos parents ?
-  Pouvez-vous retourner à Alger maintenant ?
-  Quelles sont les causes de la guerre en Algérie ?
-  Pourquoi lors du match de foot, se sont-ils faits mitrailler ?
-  Quels renseignements voulaient les Algériens ?

2) Ce que j’ai pensé de la rencontre avec ce témoin :
J’ai vraiment apprécié rencontrer ce témoin car c’est un Homme de sang froid. Il nous a parlé de ses difficiles périodes, de sa vie, avec un ton qui ne nous faisait ressentir aucune tristesse. Il nous a parlé plus particulièrement de la perte de ses proches et des dures tortures qu’il a subies. Berdgeb Boualem est un Homme que je respecte et qui doit être respecté par tous. Ceci est une bonne initiative pour permettre de nous montrer les dures réalités dans la vie.

3) Un autre texte
Quand je suis arrivée les premières minutes, le temps que tout le monde s’installe, j’ai vraiment cru que j’allais m’embêter. Pendant une heure trente il s’est présenté puis il a commencé à accentuer sur son enfance, il expliqua (sans montrer aucune émotion) quand et comment il a perdu ses deux frères, et la torture qu’il a subie. Et quand il nous a informé que ça faisait 22 jours exactement qu’il avait perdu sa femme. . Waouh j’en ai eu des frissons, même moi qui ai vécu des moments comme ça je ne l’aurais jamais dit aussi directement et sans émotion. Au fur et à mesure qu’il parlait, j’étais comme emportée dans son histoire, sa vie. Cela m’a beaucoup plu. J’étais d’accord avec lui quand il a dit ; Si les étrangers ne font rien ici, qu’ils repartent dans leurs pays, ils viennent en France pour travailler ou étudier... J’ai hâte de voir les prochains émigrés en espérant que leurs histoires me passionnent autant.

4) Son histoire était très intéressante
Son histoire était très intéressante, elle nous a appris beaucoup de choses : son école était stricte, il n’avait pas le droit de voir de filles. Il n’a pas eu de chance, il y avait certaines choses strictes. Ils étaient 11 enfants, sa mère est morte à 48 ans. La plupart de ses frères faisaient partie de l’armée. Il a été obligé de partir d’Algérie ou alors il mourrait.

5) Ce que j’ai retenu de son témoignage
L’Algérie était un pays français en guerre et son enfance a été difficile suite à cette guerre. Sa mère est morte jeune, il a perdu des frères pendant la guerre sa sœur ne travaillait pas. Il a eu une enfance brisée par la perte de sa mère et de ses frères. De plus, il a aussi connu une guerre difficile. Il a été torturé. Il s’est fait exiler en France car il « aurait trahi » l’Algérie. Le pays n’a pas été juste avec lui. Il a subi de la torture il a donc voulu s’engager dans l’armée. Il a subi trop de torture pour rien et on l’a accusé alors qu’il était innocent.

6) Pour moi, son enfance a été dure et injuste

Pour moi, son enfance a été dure et injuste. Il allait à l’école à Dordor, il voulait devenir huissier et il a été torturé. Il a une très grande famille. Ce qui m’a marqué dans son témoignage c’est qu’il dise : « les Algériens, en Algérie (chacun dans son pays) ; ils ont rien à faire en France ». Le message qu’il a transmis : un jour on sait dans la vie.

7) Respect

Si je devais dire un mot pour résumer cette rencontre et les sentiments que j’ai éprouvés, ce serait « RESPECT ». Vous me direz ; pourquoi ce mot ? Et bien tout simplement parce que c’est, de façon évidente, ce que mérite cet homme. Pour moi, le respect est quelque chose qui n’est pas automatique. Pour avoir le respect, il faut avoir des valeurs, une histoire, du vécu, car c’est de personnes qui ont ces vertus qu’on apprend le plus.
Maintenant, je vais développer mon point de vue, pour que la personne qui lira ce travail se rende compte à quel point Monsieur Boualem est quelqu’un d’extraordinaire à mon sens. Premièrement, et ce qui me paraît normal, c’est la gentillesse et le courage qu’a eu cet homme, de témoigner de son histoire, sans détour, on pouvait même parler d’une mise à nu, et tout cela devant une salle pleine de jeunes gens qui ont parfois des idées préconçues sur les personnes dites « différentes » selon eux. Le parcours de cet homme ne peut qu’être salué par l’ensemble de l’auditoire ce jour-là. Dans son récit, il mélange bons et mauvais souvenirs sans dresser de barrières entre ces derniers, et à la fois sans changer le ton de sa voix, sans faire de rictus facial qui pourrait laisser paraître une quelconque amertume. Car ne l’oublions pas, cet homme a été torturé, harcelé, il a perdu une grande partie de sa famille pendant la guerre, enfin les guerres d’Algérie et la seconde guerre mondiale.
Et pourtant, le seul message qu’il avait à cœur de faire passer, c’est qu’il n’y a pas de haine à avoir, et j’ai pris ses paroles pour un message contre le racisme, sans pour autant parler de discrimination envers les Algériens présents en France et en reconnaissant les problèmes de société liés aux jeunes Algériens qui ne travaillent pas, je m’arrêterai ici à ce sujet.
On pourrait qualifier Monsieur Boualem « d’homme sage », car malgré tout le mal qui lui a été fait ainsi qu’à sa famille, il n’a aucun sentiment de mépris ou autre.
Pour terminer, je dirai qu’une des choses les mieux qu’il continue à faire aujourd’hui, c’est de laisser ses enfants (même si il ne les a pas beaucoup vus dans toute sa vie) loin de la dure réalité qu’a été la guerre d’Algérie, pour leur donner la possibilité de se créer un avis au sujet de la France, et d’autres choses, sans influencer leur jugement.
Je dirai que Monsieur Boualem est un exemple à suivre, et que son point de vue et sa lucidité par rapport aux faits anciens, comme aux récents, sont particulièrement réalistes, car je pense que peu de personnes pourraient parler de cette manière et avec ces mots, après tout ce qui lui est arrivé.
Merci Monsieur Boualem.
J’allais oublier, je tiens à préciser que pour moi le respect est quelque chose qui se gagne et en aucun cas une personne ne doit prétendre à être respectée.

8) Quelques autres questions

Ce qui m’a marqué dans son témoignage c’est sa très grande famille. Sa famille est très nombreuse, 11 enfants. Sa mère est morte en 1948 à l’âge de 48 ans. Je pense que son enfance a été très difficile. Il n’avait pas le droit de sortir avec des filles et son école était entièrement constituée de garçons. Je me pose encore des questions : Pourquoi l’Algérie était t’elle française ?? Depuis quand Alger est elle la capitale du pays ?

9) Texte suivant

Ce que j’ai retenu de son témoignage c’est qu’Alger se situe en Afrique, ce n’était pas très développé à son époque, maintenant je ne sais pas car je n’y suis jamais allé.
Son enfance a été très dure .Il était dans une école séparée des filles. L’école est très stricte. Tous ses frères sont morts soit en faisant la guerre, soit torturés, soit dans des embuscades, et sa mère elle est morte parce qu’elle était fatiguée. Elle est morte à 48 ans et elle a eu 11 enfants. Berdjeb s’est engagé dans la résistance car les français l’arrêtaient pour faire des contrôles militaires sans cesse. C’est plutôt héroïque de sa part. Il est parti en France pour être libéré de l’emprise des français à Alger.

10) Son enfance difficile

Son enfance difficile : L’école stricte, l’interdiction de draguer les filles. Il s’entend bien avec les autres et était sportif. Ses grands parents ne sont pas allés à l’école. Le grand père a fait la guerre 14-18. Sa mère est morte à 48 ans. Elle a fait 11 enfants. Il dit que ses enfants doivent retourner à Alger alors qu’ils ne sont pas forcément d’accord, ceci me laisse perplexe.

11) Ce qui m’a marqué

Ce qui m’a marqué c’est le fait qu’il dise que les algériens peuvent venir faire les études en France mais qu’après ils doivent retourner en Algérie pour apprendre aux autres.

12) Ce dont je me souviendrai

Cette rencontre m’a beaucoup plu, l’histoire de ce monsieur est émotionnellement bouleversante, tout ce qu’il a vécu, la torture, les contrôles de gendarmeries, l’obligation de voyager dans différents pays. Cela m’a bouleversé, cela est étrange d’obliger des personnes à voyager. Quand il était petit il jouait avec ses amis à Alger. Avant un certain âge il n’avait pas le droit de rester avec les filles, cela était interdit.
Il y avait des écoles pour les garçons et d’autres pour les filles. Les écoles étaient particulièrement strictes, par exemple, dans l’école de ce monsieur si les souliers étaient sales il devait les laver.
Pour la torture, les gendarmes (armée), lui faisaient faire l’ « appât » cela veut dire qu’il se promenait sous la surveillance des gendarmes, et, s’ il croisait quelqu’un qu’il connaissait et qu’il souriait ils le tuaient ou le torturaient à son tour (je ne sais pas très bien). Lui et sa femme ont été séparés pendant un certains temps, je ne sais plus combien de temps précisément. Il a perdu celle-ci, il y a à peu près un mois et demi, deux mois.
Ce dont je me souviendrai :
« Savoir regarder autour de nous toutes ces choses magnifiques qui sont là, qui nous entourent et auxquelles on ne fait pas attention. Apprendre à admirer le monde.
Respecter ses parents, les adultes qui nous aident à traverser les épreuves, à construire notre avenir. Aider les personnes âgées. »

13) Berdjeb Boualem et moi
C’était bien que quelqu’un nous dise comment ça s’était passé la guerre d’Algérie, comment il a vécu ça, ce qu’il ressentait, nous parler de sa vie là-bas. Mon grand-père a fait la guerre d’Algérie mais ne veut pas en parler. Je lui avais déjà posé des questions mais il ne m’avait pas vraiment répondu. J’ai trouvé ça vraiment intéressant, parfois très triste surtout quand il nous disait qu’il avait été torturé je trouve ça horrible car il n’avait rien fait. Les périodes de sa torture duraient souvent entre 7 et 8 mois et il a été torturé 5 fois. C’était un indigène. Ce qui m’a le plus surpris c’est qu’avant les familles avaient beaucoup d’enfants. Les parents de Berdjeb Boualem ont eu 11 enfants ce qui est énorme car maintenant les familles ont en moyenne 2 à 3 enfants. Cet homme a eu des enfants qu’il ne connaît pas vraiment.
Le projet est vraiment très intéressant car ça nous apprend des choses que des proches ont vécues et ne veulent pas dire.
Je pense que s’il ne veut pas le raconter c’est qu’il veut peut-être oublier tout ça car c’était horrible la guerre.
Pour mon petit frère et ma petite sœur je leur dirai de profiter un max de la vie car si ils tombent malades…

14) Un parcours semé d’embûches …
C’était ce jour du 9 novembre 2010. Un homme nommé Berdjeb Boualem était venu nous raconter son parcours semé d’embûches. Il était né en 1936 à Alger. Il avait vécu son enfance dans ce conflit de la seconde guerre mondiale. Il nous avait raconté que lors de l’armistice, tous les gens étaient dans la rue. Par ailleurs, il avait fait ses études dans une école assez réputée d’Alger. Cette école était très stricte. Il jouait souvent avec ses amis dans la rue. Il nous avait ensuite raconté son adolescence et les premières années de sa vie d’adulte avant de nous raconter sa vie pendant la guerre d’Algérie. Au début, il n’avait pris parti pour aucun camp avant de s’engager avec ceux qui voulaient que l’Algérie soit indépendante. Durant cette guerre, il avait été torturé plusieurs fois découvrant le sentiment qu’il allait mourir. Il s’en était cependant sorti indemne, ce qui n’avait pas été le cas de nombreux membres de sa famille. Après, il nous avait raconté son arrivée difficile en France, il n’avait pas d’argent ni de travail. Il avait terminé en nous disant que son souhait était de repartir vivre en Algérie et en nous disant qu’il voulait que toutes les familles algériennes qui s’étaient exilées en France lors de la guerre d’Algérie repartent dans leur pays ce que j’avais trouvé bizarre venant de la bouche d’un algérien car c’était un point de vue très différent de celui des autres algériens.

15) Quelques mots
Son histoire était très intéressante, elle nous a appris beaucoup de choses.
Son école était stricte, il n’avait pas le droit de voir de fille. Il n’a pas de chance, il y avait certaines choses strictes
Il était 11 enfants, sa mère est morte à 48 ans. La plupart de ses frères faisait partie de l’armée.
Il était obligé de partir ou il mourrait.
Il se sentait bien, il n’avait pas de problème.

16) Une lettre

Très cher monsieur,

Après votre témoignage on peut se dire que pour l’instant notre vie est belle comparée à celle que vous avez vécue lors de votre enfance /adolescence et que l’on a énormément de chances d’être dans un pays libre qui n’a pas besoin de faire la guerre pour obtenir sa liberté. Quel courage vous avez eu de lutter contre les français comme vous l’avez fait ! Vous avez perdu 5 frères pendant cette guerre, vous avez été touché par des balles et même torturé et vous n’avez aucune rancune envers la France qui vous a tellement fait souffrir. Cependant on se pose quelques questions, notamment pourquoi nous raconter votre histoire, à nous qui sommes des inconnus, alors que vous la cachez à vos enfants ???
Si on était vos filles on aimerait savoir pourquoi vous n’étiez pas présent à nos côtés et de plus connaître ce que notre père a fait pour son pays, ce qu’il a vécu. Lors de votre témoignage vous nous avez parlé de torture, quelles informations voulaient les algériens pour vous maltraiter comme ils vous l’ont fait endurer ???
Pourquoi lors du match de foot vous êtes-vous fait mitrailler ???
On vous remercie d’être venu nous raconter votre histoire, on voit dorénavant cette guerre d’un autre point de vue.
On vous souhaite une bonne continuation et nous espérons que vous pourrez revoir vos enfants et tout leur raconter.
Nos sincères salutations les plus distinguées

17) souvenirs
Le témoignage de Berdjem Bouallem m’a rappelé la sensation, enfin le sentiment que j’avais ressenti, lors du témoignage l’an dernier d’une rescapée des camps de concentration entre 1945-1949. Ce témoin est là, mais on n’a pas l’impression qu’il a vécu ce qu’il nous raconte. On a du mal à se l’imaginer dans ces circonstances.

18) Acrostiche
Torture est le mot principal que j’ai retenu de ce témoignage
Outre la souffrance de ses paroles, j’ai été marqué par son absence de rancune envers le peuple français, et qu’il n’éprouve pas de…
Ressentiment raciste à cause de son expérience.
Tant de temps écoulé depuis qu’il a quitté son pays : L’Algérie
Un témoignage touchant qui nous a permis de comprendre bien des choses sur l’Algérie et sur cette guerre.
Rien que deux mots à vous dire un
Eternel Remerciement

19) Autre lettre
Cher Monsieur Berjeb,
Après avoir entendu votre témoignage, je me suis tout de suite mis à vous écrire cette lettre. Tout d’abord votre adolescence a été très dure comparée à la nôtre, vous en avez vécu des choses... Vous m’avez fait rire car quand vous nous avez dit que vous n’avez jamais gouté le chewing-gum, ou encore que vous n’avez pas le droit d’avoir une copine à cause de vos origines.
Mais le plus qui a dû vous marquer dans votre adolescence c’est quand vous vous êtes fait toucher par balle, cela a dû être terrible mais vous avez surmonté cela.
Vous avez eu le courage de nous dire cela à voix haute, devant une cinquantaine de personnes, vous en avez du courage.
Mais j’ai une question à vous poser : Pourquoi nous le dire à nous, a des inconnus que vous ne connaissez même pas alors qu’à vos propres enfants vous ne voulez pas leur dire, Pourquoi ? Ceci m’a choqué.
Mais ce que je retiens de votre témoignage c’est de la tristesse envers vous car vous n’avez jamais pensé avoir une adolescence comme celle-ci vous étiez loin de penser à ça. Vous avez perdu vos frères et sœurs un par un ainsi que votre femme, mais il vous reste quand même vos enfants.
Ce que j’espère c’est que vos enfants sont fiers de vous et quand ils sauront cette fabuleuse et en même temps tragique histoire ils seront très étonnés de vous et très heureux de leur père mais vous nous avez dit que vous leur direz sur un testament mais moi je ne suis pas d’accord avec vous car vous ne saurez même pas ce que pensent vos enfants de vous, vous ne saurez même pas leur réaction donc moi je serais vous je leur dirais avant qu’il ne soit trop tard et au moins là vous saurez leur réaction ou même ce qu’ils pensent de votre adolescence.
Je suis très contente d’avoir entendu votre témoignage, j’en avais jamais entendu un d’aussi touchant et triste à la fois que le vôtre.
Mes salutations Distinguées,
Ps : Bonne continuation pour le reste de votre vie et réfléchissez à ce que je vous ai dit.

20) Autre acrostiche
Intéressant
Nationalité
Dépendance
Étrangers
Persuadé
Emancipation
Naître
Différence
Algérie
Naturalisation
Connaissance
Épatant

21) Juste un cadeau
Blessures Battant
Enfance Occupation
Résistance Unité du pays
Douleur Algérie
Justice Liberté
Exil Emigrant
Bombe Maltraitance

22) Réflexions

Bavard
Energique
Rigoureux
Débrouillard
Joyeux
Enthousiaste
Berdjeb

Boualem
Original
Unique
Aimable
Lucide
Etonnant
Minutieux

23) Un conte…

Il était une fois BERDJEB BOUALEM. C’était un homme d’origine algérienne né 1936 à Alger.
Il a vécu pendant la guerre d’Algérie où il a perdu 5 frères. Il est issu d’une grande famille de 11 enfants. Il a eu une vie difficile quand il était jeune : il s’est fait torturer et a été contraint à partir en exil abandonnant derrière lui sa femme et ses enfants qu’il n’a connu que récemment. Il est passé dans plusieurs pays avant d’arriver en France.
Tout d’abord, j’ai trouvé cette expérience très instructive car la guerre d’Algérie est un contexte qu’on a étudié en Histoire.

24) Questions
Algérie ? A cette époque, l’Algérie était un Etat Français.
Sa famille ? Il avait 10 frères et sœurs. Après son mariage, il a eu 7 enfants.
De nos jours, il a perdu 5 frères au combat.
Son grand-père a fait la guerre 14-18.
Son enfance ? Son père les a envoyés à Alger au début de la guerre d’Algérie. Il a passé sa scolarité dans une école des garçons et seulement les garçons du quartier. A 12-13 ans, les élèves devaient passer une épreuve sportive sans laquelle il n’avait pas leur examen de fin de scolarité .Lui l’a réussie car il aimait le sport.
Les conditions de vie pendant cette guerre ? Beaucoup de personnes dont lui ont été torturées jour et nuit, ils étaient privés de nourriture. Lui, a été beaucoup torturé car son frère était un soldat de l’armée. En ne supportant plus de se faire torturer, il décida de rentrer dans la résistance.

Ce témoignage nous en a appris beaucoup sur les conditions de vie, les épreuves qu’ont vécues et endurées ces soldats et les familles restées loin de leurs proches.

25) La famille

Berdjeb Boualem est né le 4 juillet 1935 à Alger en Algérie, issu d’une famille de 11 enfants dont 5 sont morts. Mohamed, son frère, était maître canonnier. Un autre était aspirant et un autre était marin. Son père a eu plusieurs catégories socio-professionnelles telles que : ouvrier dans une usine, travailleur dans un magasin de tabac, représentant commercial…

26) « Nous qui pleurons pour un rien… »
Je viens vous raconter l’histoire de Berdjed Boualem, il est né le 4 juillet 1935 à Alger donc il est Algérien. Ce monsieur a vécu la guerre d’Algérie étant jeune. Son grand-père a fait la guerre 14-18. Ce qui m’a « choquée » dans son histoire, c’est le fait qu’il s’est fait torturer cinq fois en huit mois. A notre époque, cela est inimaginable. Nous qui pleurons pour un rien, nous qui avons mal à cause d’une petite blessure qui ne fait même pas mal. Cet homme qui est encore fort en ayant perdu ses cinq frères dont un fusillé et un mort dans une embuscade. Cet Algérien qui voulait juste vivre heureux mais qui a perdu sa femme, il n’y a pas si longtemps que cela. Lui qui voulait être heureux après son terrible passé. Pouvons-nous imaginer cette douleur, telle qu’elle est, de perdre les êtres que vous aimez le plus ? Lui, il n’y a pas pu l’imaginer, il l’a vécu ! Ce témoin qui a souffert psychologiquement mais aussi physiquement en étant blessé par balle à la rotule et deux balles dans la cuisse. Et cela, il en a le souvenir, la preuve tous les jours, rien qu’en marchant, il boite. Il y a une chose qui était pourtant bien à cette époque m’a-t-il dit. Il n’y avait pas de racistes alors qu’aujourd’hui … Mais aussi, grâce à la guerre, il a découvert le chewing-gum, la cigarette et le chocolat. Peut-être est-ce pour lui les seules jouissances du passé ? Alors, j’ai envie de dire arrêtons de nous plaindre ! Avons-nous connu la guerre ? Non. Avons-nous connu la douleur des balles de revolver ? Non. Avons-nous perdu tous nos frères et sœurs ? Non. Alors non, nous n’avons pas le droit de se plaindre mais oui, nous devons le respecter. Respecter cet homme qui a survécu à ses blessures psychologiques et physiques pour nous raconter son histoire. Le seul geste que nous pouvons faire, est de le respecter.
Pour moi, ce projet semble intéressant même si au début je n’étais pas partante. Quelqu’un qui vient nous voir pour raconter sa vie. Oui mais bon ! Mais quelqu’un qui vient nous raconter son histoire parce qu’il a vécu un événement que nous ne connaissons pas. Cela est intéressant et cela me fait réfléchir. Nous n’avons pas vécu tout cela et nous nous plaignions quand même. Ce projet semble bien pour nos âges, pour nous faire comprendre le passé.
Il n’y a plus qu’à attendre le prochain témoin.

27) Bonjour, monsieur Berdjeb. J’aimerais vous dire que…

Votre adolescence m’a fait rire… Ne pas avoir de copine(s), découvrir les bateaux de guerre américains, les cigarettes (je suis sûr que vous avez essayé ), le chewing-gum… Une vie qui me semble bien démarrer !
L’horreur que vous avez vécue lors de ce match de foot ! Terrifiant, je pense. Peu à peu, vos frères disparaissent, la guerre est là. Les moyens qu’ils utilisent et dont vous avez fait « l’objet » sont ignobles. Je retiens la torture : de si nombreuses fois… Suite à cela, vous avez dû devenir un autre homme. J’en suis persuadé.
Mais je me demande : pourquoi avez-vous décidé de nous raconter votre histoire, alors que vos enfants veulent la savoir ? Pourquoi ne leur laisser que la biographie ?
Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vous le demander… Si je pouvais vous réécouter, cela serait avec plaisir !
Je ne sais pas comment terminer… Je pense qu’un au-revoir suffira ^^

28) Impressions
J’ai entendu dire que son école était stricte et non mixte comparée aux écoles Françaises. La famille réunissait onze personnes, et la mère est décédée à l’âge de quarante-huit ans, fatiguée de toutes ses grossesses ainsi que de la disparition de nombreux frères.
J’ai été marquée par le fait qu’il dise que les algériens peuvent venir faire leurs études en France mais qu’après ils doivent retourner dans leur pays pour apprendre aux autres.

29) Mes origines sont proches des siennes
Berdjeb Boualem est un témoin Algérien qui est venu en deux heures nous raconter sa vie avec les difficultés qu’il a pu rencontrer .Il est tout d’abord né le 14 juillet 1935 à Alger autrefois un territoire Français, d’un père d’origine Berbère né en 1901. Il nous a raconté que dans sa famille ils étaient 13, son père travaillait dans les marchés d’Alger pour réussir à nourrir sa famille et est ensuite devenu représentant de commerce. Il a également parlé de son enfance, les écoles qui n’étaient pas mixtes, filles et garçons étaient séparés. L’école où il est allé comportait 32 classes. A cette époque l’école est très disciplinée, il ne fallait pas entrer en classe avec des chaussures sales, être rangé en rang sans crier. Les études étaient principalement portées sur la France.
Son histoire m’a touchée, je pense que sa vie n’a pas été facile et qu’il faut du courage pour réussir à parler de sa vie comme il l’a fait. Ce qui m’a le plus surprise c’est qu’il nous raconte toute sa vie en détails tandis qu’à ses enfants il n’a jamais rien raconté, il dit qu’il ne veut pas les déranger dans leur vie mais je pense que cela les concerne les premiers, c’est une partie de leur histoire.

Son enfance m’a marquée, ne pas avoir de petite amie, ni le droit de regarder les filles, c’est tellement différent par chez nous. Et puis la perte de ses frères […]
Même quand il a été torturé, c’est invivable, il a eu du courage de tout nous raconter, et je pense que son histoire est à conter en priorité à ses enfants. Les abandonner a dû être difficile pour lui, et inversement pour ses enfants qui doivent lui en vouloir…
Sa vie n’a pas été facile, et malgré ça, il a continué d’avancer, je pense avoir été chanceuse d’avoir entendu son histoire étant donné que mes origines sont très proches des siennes.

30) Dernier texte

Quand il a parlé de la torture j’ai ressenti de la tristesse car il n’avait rien fait. Il a dû beaucoup souffrir dans ces moments là. Il a beaucoup de frères et sœurs ; de nos jours les familles ont 2, 3 enfants alors que chez lui ils étaient 11.


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